La détox, qu’est-ce que c’est et pourquoi la pratiquer ?

 

Respirer et s’alimenter déclenche des réactions physiologiques qui transforment les éléments absorbés en nutriments utilisables par l’organisme, et en déchets. Ces derniers sont ensuite éliminés. Ce phénomène, naturel, s’appelle la détoxination et s’effectue grâce aux capacités d’élimination de nos émonctoires. Il est donc nécessaire de les conserver en bon état de fonctionnement pour faire face, quotidiennement, à cette charge toxinique. Par ailleurs, de nos jours, notre organisme est de plus en plus agressé par notre environnement. En effet, pollution, produits cosmétiques, alimentation riche en graisse saturée, sucre et en conservateurs… toutes ces substances se retrouvent dans notre organisme. Cela donne du travail supplémentaire à nos émonctoires qui se retrouvent surchargés. L’accumulation des toxines entraîne alors l’affaiblissement du système immunitaire. C’est dans le but d’aider l’organisme à éliminer les excès de toxines que la « détox » et son alimentation intervient. Elle agit à plusieurs niveaux :

  • Elle aide à l’élimination des déchets qui s’accumulent au fil du temps : polluants, perturbateurs endocriniens, métaux lourds, médicaments…
  • Elle stimule le métabolisme.

Les déchets produits par notre organisme sont naturellement éliminés via nos émonctoires, organes servant à l’élimination des déchets. On en compte cinq principaux : la peau, les poumons, les reins, les intestins et le foie, et deux secondaires : le système lymphatique et, chez les femmes, l’utérus.

Si les déchets ne sont pas évacués régulièrement par nos filtres biologiques, la lymphe s’encrasse et ne peut plus nourrir correctement nos cellules. Ces déchets pourront même intoxiquer nos cellules et rendre leur tâche impossible. Ainsi, une stimulation permanente et excessive des émonctoires diminue leurs fonctions d’élimination. Les toxines s’accumulent et peuvent alors apparaître des maladies. L’hygiène émonctorielle consiste à maintenir en bon état de fonctionnement les émonctoires. De mauvaises habitudes alimentaires peuvent être facteur d’auto-intoxication. A l’inverse, de bonnes habitudes alimentaires permettent d’optimiser les fonctions éliminatrices de l’organisme.

 

A quoi reconnait-on que nos émonctoires sont sursollicités ?

 

Notre mode de vie actuel avec les problématiques environnementales, la consommation de produits ultra-transformés et la sédentarité, conduisent souvent, dans les pays industrialisés, à une saturation de nos émonctoires. Lorsque les émonctoires sont encrassés, certains signes apparaissent :

–    Signes généraux : troubles digestifs, constipation, mauvaise haleine, céphalées fréquentes, myalgies et arthralgies

–    Signes de dystonies neurovégétatives : fatigue chronique, vertiges, insomnie, dépression

–    Signes cutanés : eczéma, psoriasis, acné, dermatoses en général

–    Problèmes ORL et pulmonaires chroniques

Une bonne hygiène de vie est donc primordiale au bon fonctionnement de nos fonctions éliminatrices.

Les émonctoires ont besoin, pour fonctionner correctement, de beaucoup d’énergie. Afin de les préserver et de limiter les encrassements il sera bon de privilégier une alimentation hypotoxique. Notre corps sait ce qui est bon ou mauvais pour lui, alors, en écoutant les signaux qu’il nous envoie, nous pourrons éviter les ingrédients qui encrassent :

–    Le sucre, en particulier sous sa forme raffinée, est à limiter au maximum voire à supprimer totalement. Cependant, il est souvent caché dans les préparations industrielles. Il conviendra donc d’éviter ces produits et de privilégier le fait-maison. Le sucre, en excès, peut envahir le foie sous forme de triglycérides, c’est ce qu’on appelle stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Cette maladie est de plus en plus courante et ralentit les capacités de détoxination du foie. De plus, nous savons que les glucides sont une source importante d’énergie, notamment pour le cerveau, cependant, le sucre en excès fait régresser les fonctions cérébrales, dont la mémoire. Il perturbe également l’équilibre du microbiote intestinal et favorise le développement d’inflammations chroniques.

–    Les produits à base de blé raffiné. Le blé a fortement évolué par hybridation depuis de nombreuses années, et est de moins en moins toléré par l’organisme. En effet, de plus en plus de personnes déclarent une intolérance au gluten, des allergies, un syndrome de l’intestin irritable ou même une maladie coeliaque. On évitera donc les céréales raffinées et ses produits dérivés.

–    Les produits laitiers, en particulier de vaches, sont acidifiants. Consommés en grande quantité, ils peuvent nuire à l’équilibre acido-basique.

–    Les graisses saturées et les viandes grasses. Evitez les plats préparés du commerce car il y a ajout d’additifs, de matières grasses hydrogénées et saturées, des quantités de sucres simples et de sel très souvent en excès.

–    Évitez tous les excitants comme le café, l’alcool, les boissons gazeuses et la cigarette. Le café doit être consommé modérément, bien qu’antioxydant, il n’est pas recommandé dans le cadre d’une cure détox à cause de son importante acidité naturelle.

–    Diminuez également la consommation de sel et évitez les fritures.

 

A l’inverse, il existe des moyens d’aider les émonctoires à bien remplir leurs fonctions :

–    Privilégiez des repas légers composés en majeur partie de fruits et légumes.

–    Choisissez les fruits et légumes les plus riches en vitamine C comme les agrumes ou encore l’acérola.

–    Pour la cuisson, adoptez une cuisson vapeur qui permet de conserver les vitamines et nutriments contenus dans les légumes sans ajouter de matière grasse.

–    Utilisez des aliments drainants et antioxydants comme le radis noir, l’artichaut et le citron.

–    Buvez beaucoup d’eau, 1,5L à 2,5L par jour !

–    Les agrumes (pamplemousse, citron, orange…), riches en citrates aux effets alcalins, permettent de lutter contre le terrain acide et de préserver les fonctions hépatiques. Les boissons riches en bicarbonates (vichy, St Yorre, Badoit…) sont très intéressantes en complément pour les mêmes effets sur le pH sanguin.

–    Remplacez les viandes grasses par des viandes maigres et blanches comme le poulet ou la dinde pour faire le plein de protéines animales ou encore le tofu et le soja pour leur teneur en protéines végétales.

–    Privilégiez les bonnes graisses, des acides gras essentiels bénéfiques pour la santé, oméga 3, 6 et 9. Cet apport doit être optimal en variant les huiles de bonne qualité, première pression à froid, à base d’olive, colza, noix, sésame, noisette… en évitant leur cuisson et en les rajoutant de préférence crue sur les aliments.

–    Ajoutez également des aliments riches en fibres, les légumes à feuilles vertes mais aussi les fruits secs et céréales complètes comme l’avoine.

–    Le thé vert est une très bonne alternative au café puisqu’il est très riche en antioxydants.

–    Prenez votre temps pour manger et mâchez bien vos aliments.

–    Pratiquez une activité physique régulièrement. C’est un excellent moyen d’éliminer les toxines par la transpiration.

–    La phytothérapie peut également s’avérer utile. Les plantes ont de nombreux bienfaits. Dans le cadre d’une détox on peut citer le thé vert, le romarin, le pissenlit, le radis noir, la queue de cerise, le bouleau, l’origan, le thym, le desmodium, le chrysantellum ou les épices comme le curcuma, le poivre noir, la cannelle.

 

Notre gamme de produits détox :

 

Le Desmodium, Desmodium adscendens, est une plante herbacée vivace de la famille des Fabacées originaire des zones équatoriales d’Afrique et d’Amérique du Sud. Il est utilisé notamment pour son action bénéfique sur le foie. On lui reconnaît des propriétés détoxifiantes et dépuratives.

Le Schizandra est également connu pour ses vertus détoxifiantes et dépuratives pour le corps. Il permet ainsi de retrouver une bonne digestion, de favoriser le bon fonctionnement du foie et d’avoir un bon état de santé, en général.

 

Le petit plus :

 

> En association avec la Spiruline, la Chlorella lutte contre la déminéralisation osseuse, la fatigue, les troubles cardiovasculaires, inflammatoires et rhumatismaux ainsi que les troubles digestifs. Cette synergie est également efficace pour booster le système immunitaire.

> Dans la famille des bonnes graisses, nous demandons le Krill ! Le Krill, également dénommé crevette polaire, est un zooplancton ressemblant à une minuscule crevette (0,6 à 10 cm) qui vit en banc dans les eaux froides de l’Antarctique. L’huile qui en est extraite offre un mélange d’éléments nutritifs essentiels caractérisé par de grandes teneurs en oméga 3.

> L’Acérola, arbuste aux fleurs de couleur rouge vif, donne des fruits acidulés qui sont visuellement proches des cerises, et qui sont reconnus pour leur richesse en vitamine C. La vitamine C contribue notamment à réduire la fatigue, à protéger les cellules de l’organisme contre le stress oxydatif et au fonctionnement normal du système immunitaire.

 

 

A quelle fréquence pratiquer la détox ?

 

Après des excès alimentaires comme lors des fêtes de Noël, au printemps ou lorsque des signes d’encrassement, vus plus haut, apparaissent.

En revanche, certains conseils, notamment ceux liés à l’hygiène de vie (alimentation équilibrée, pratique régulière d’une activité physique) sont vivement recommandés à l’année. 😉

 

 

 

Soline GARNIER, Diététicienne-nutritionniste.